mercredi 21 février

Arbeit macht frei... Le travail, c'est la liberté...

Si on en trouve, oui.

Arrivée il y a bientôt trois semaines sur Berlin, je suis encore et toujours dans la peau d'une rechercheuse d'emploi. Je n'ai pourtant aucune exigence particulière si ce n'est ne pas faire du bénévolat. Je le fais déjà pour la rédaction. Mais en Allemagne, le marché de l'emploi est tellement "frei", justement, que tout est faisable et donc tout devient impossible. A commencer par trouver un job le plus modeste soit-il. D'autant plus que le SMIC n'existe pas, donc un salaire horaire peut aussi bien être de 10 € comme de 4 €. Tout dépend de l'humeur de l'employeur (et de la météo). Résultat, j'ai sillonné les rues gastronomiques de Berlin en bécane, et avais l'impression d'être un subtile mélange de Guilain Lambert avec son vélo et de Régis Demanet avec ses techniques de commercial dans les Portes de la Gloire.

Tantôt face à une froideur parfois extrême ou bien tempérée de la part des responsables de resto ou bar, j'ai compris qu'il fallait savoir user d'imagination. J'ai désormais beaucoup d'expérience dans la gastronomie, et suis sur Berlin pour au moins 1 an. D'un coup, j'ai rempli des feuilles en donnant mes coordonnées et tout un tas de détails. 

Le canard boiteux du marché de l'emploi: la faute à l'Est?

Cela fait 16 ans que l'Allemagne est réunifiée, mais malgré tout, le fossé Est-Ouest existe encore. Comme l'indique le site Boursorama.com, le taux de chômage en Allemagne en décembre 2006 est de 9,5 %, une donnée que déjà en 1998 G. Schröder avait mis au centre de sa campagne: "Vous me jugerez sur la baisse du taux de chômage." Son but étant à ce moment là de ramener le nombre de chômeurs sous la barre des 3,5 millions. Mais même s'il le chiffre a baissé entre 2005 et 2006, la descente stagne, et surtout diffère d'Est en Ouest du pays. Le nombre de demandeurs d'emploi à l'Est a augmenté alors qu'à l'Ouest il a au contraire baissé.

L'agence pour l'emploi allemande.

Une des explications de cette la crise économique actuelle réside dans le fait que pour soutenir les 5 länder de l'Est et Berlin, l'Ouest verse chaque année une somme d'argent astronomique; des aides financières qui entrent dans le cadre du Pacte de Solidarité. Effet pervers: ce pactole non négligeable rend l'Allemagne de l’Est "responsable" du côté boiteux de l'Allemagne en matière de ces mauvais résultats économiques.

Changement de cap pour l'UE 

Il y huit ans maintenant, les Quinze s’étaient fixés comme objectif de faire de l’Union européenne la «zone la plus compétitive du monde». Après observation, RFI explique dans un reportage que la priorité de l’UE est désormais de favoriser l’emploi dans les pays de la zone euro où le taux de chômage atteint 8,9%. Un chiffre qui place l’Allemagne parmi les plus mauvais élèves de l’UE en matière d’emploi. Allez, on y croit.

A tantôt.

Posté par sabine31 à 23:20 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


Commentaires sur Arbeit macht frei... Le travail, c'est la liberté...

    ce que tu dis corrobore ,exatement, l'état d'esprist des "ouest germaniques" rencontrés dans une usine de Manheim : ils en ont marre de laisser 4%, je crois de leur salaire pour la réunification, dont ils n'en voient pas l'efficacité ....

    Posté par papy, dimanche 25 février à 17:04 | | Répondre
  • bel hommage

    la baleine, c'est deux fleches wallonnes, 3 étapes dans le Tour...

    Pegaze, dans votre rrrégion...

    michel, t'écoutes c'qu't'dit l'entraineur ?

    Posté par Jean Marc, mercredi 28 février à 15:15 | | Répondre
  • N'est-ce pas?

    Posté par Sab, mercredi 28 février à 17:21 | | Répondre
  • Posté par Jean louis, mercredi 28 février à 19:28 | | Répondre
  • Eh Jean Marc, tu dis rien?

    Posté par Sab, mercredi 28 février à 21:03 | | Répondre
  • Il est neu-neu

    sinon, sympa votre blog!

    Posté par Jean Pierre, jeudi 01 mars à 08:38 | | Répondre
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